C DANS L'AIR n°133- SUPPRESSION DU NUMERUS CLAUSUS: PANACÉE POUR LES DÉSERTS MÉDICAUX ?


Les mesures du plan santé, dont certaines doivent pallier à la désertification médicale, ont été présentées le 18 septembre. Si le plan prévoit, en autre, la création d’une nouvelle profession : les "assistants médicaux ", chargés de tâches administratives et de geste médicaux simples (prise de température, tension…), qui "arriveront dans les quartiers prioritaires et les zones sous-denses dès 2019 ", la mesure phare est la suppression du numerus clausus. Mais celle-ci ne produira ses effets qu’aux termes des études de médecine, soit dans environ neuf ans. Ensuite, l’augmentation du nombre de médecins ne mènera pas systématiquement à une installation de ceux-ci dans les zones sous-dotées. C’est pourquoi, certains élus prônent une affectation d’office des médecins en début de carrière, proposition à laquelle le président de la république répond que " La contrainte unilatérale venant d’en haut peut faire plaisir aux élus qui sont sur ces territoires" mais " elle ne marchera pas".

De fait, et comme la mise à disposition des locaux par les communes et la rémunération ne suffit pas, il ne reste plus alors qu’à miser sur l’attractivité du territoire pour susciter l’envie des médecins de s’y installer.

A défaut, les patients des territoires sous denses en offres de soins, pourront, comme prévu par l’arrêté du 1er août 2018, avoir recours à la téléconsultation à partir du 15 septembre. Bien évidemment, le patient devra savoir se servir d’un ordinateur ou d’une tablette munie d’une webcam et disposer d’une connexion internet, espérons que déserts médicaux et déserts numériques ne vont pas de pair…

C’est dans ce contexte que l’UMO organise une journée dédiée à la problématique de l’accès aux soins dans l’Oise le 12 mars 2018 à Clermont.